Le point de vue de l’expert : « Le monde automobile ne sera jamais plus pareil »

Une tribune par Frédéric Lecroart, CEO et cofondateur de Carventura.com

Depuis mi-mars, c’est toute une économie qui est à l’arrêt. Les entreprises sont majoritairement fermées ou fonctionnent au ralenti, les transports en commun dans les zones péri-urbaines passent moins ; et que dire des zones rurales où aucun transport n’est proposé et où seule la voiture vous permet de vous rendre au travail et de faire vos courses ?

L’arrêt total de certains secteurs a des répercussions, parfois difficiles, sur le quotidien des Français. On en parle peu.

Prenons l’exemple du marché automobile. A première vue, l’automobile n’est pas une première nécessité dans notre quotidien. Et pourtant. Comment faire pour faire changer une pièce de ma voiture quand mon garage est fermé jusqu’à nouvel ordre ? Comment faire pour aller faire mes courses ? Comment faire lorsque j’étais sur le point de changer de véhicule car je n’ai pas de moyens de transports ? Que ce soit pour les professionnels de santé, pour ceux qui soutiennent et participent activement au maintien de l’économie du pays ou tout simplement pour les Français habitant à plus de 20 kilomètres du premier supermarché – et ils sont nombreux –, la voiture est indispensable. Pourtant, aujourd’hui, les concessions et garages sont pour beaucoup fermés.

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Le secteur automobile est l’un des secteurs économiques les plus touchés depuis le début de la crise.

Constructeurs automobiles, concessionnaires, distributeurs, garages indépendants ou franchisés, personne n’est épargné par l’impact du covid-19.

Le premier trimestre 2020 a été compliqué pour le commerce de véhicules neufs avec une chute de 72,2% des ventes, et les mois que l’on vit en ce moment n’augurent rien de bon pour la suite avec un pouvoir d’achat en baisse.

 Si le marché automobile veut pouvoir se relever devant une chute drastique des ventes de véhicules neufs à prévoir après confinement, c’est toute une filière qui doit se réinventer, dès maintenant. Même pour les plus téméraires, ceux qui ont développé une présence sur internet, mais qui ont dû fermer car ils n’ont pas véritablement fait leur révolution digitale.

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Et demain ?

La crise du covid-19 met en évidence les lacunes de notre ancien modèle. Ancien car, il faut se rendre à l’évidence : il y a un avant Covid-19 et il y aura un après.

C’est souvent face à ces situations d’urgence que de nouveaux modèles voient le jour, que de nouveaux modes de consommation sont adoptés. Prenons l’exemple du covoiturage qui a décollé pendant les dernières grèves en décembre 2019. Il y a aussi l’achat 100% en ligne de véhicules d’occasion avec visite virtuelle, paiement sécurisé en ligne et livraison d’un véhicule désinfecté / sans contact à domicile. De nouveaux modèles qui existaient déjà dans les grandes lignes mais qui ont su s’adapter et vite à la situation pour accompagner tous les Français face à cette crise.

Demain, il est évident que le véhicule d’occasion sera une locomotive pour les professionnels et le premier choix pour le consommateur final : pouvoir d’achat en baisse, difficulté à obtenir un financement ou à faire reprendre son ancien véhicule, peur de se déplacer de nouveau en transport, etc.

Le grand défi aujourd’hui, c’est d’imaginer la suite. Et la suite passera forcément par la liberté. Cette liberté si chère aux Français.

N’oublions pas que la voiture est un fantastique instrument de liberté et faisons évoluer ensemble le monde automobile pour proposer de nouveaux services innovants qui rendent l’automobile accessible à tous et adaptés à cette crise pour choisir son véhicule, le financer, le recevoir à la maison et l’entretenir avec un budget contraint.

Participons activement à ce renouveau de l’automobile et des services !!!

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