C’est quoi l’OBFCM ?

Tout le monde commence à parler d’OBFCM, la nouvelle règlementation qui fait polémique. Mais savons-nous vraiment ce que c’est ? Petit tour d’horizon sur l’On Board Fuel Consumption meter (OBFCM) pour se faire une idée claire du nouveau « mouchard » obligatoire sur nos nouvelles voitures. En route !

L’OBFCM ?

Il y a quelques années, on nous parlait de collecte de données personnelles sur notre smartphone. Depuis un peu plus d’un an nos véhicules permettent eux aussi de recueillir quelques informations sur nos habitudes. En effet, depuis janvier 2020, l’Union Européenne impose la mise en place d’un système de diagnostic de l’état du véhicule : consommation, entretien, tout pourrait y passer. Ce dispositif s’appelle tout simplement l’OBFCM et les données commencent à être collectées à des fins d’analyse…

Pourquoi le dispositif est-il implémenté dans mon véhicule ?

Souvenez-vous, en 2015 le Dieselgate (Volkswagen) était sur les lèvres de tous les professionnels de l’automobile, des journalistes et plus globalement des Européens. Au fil des mois, l’Union Européenne découvrait que plusieurs autres constructeurs étaient eux aussi concernés par la triche aux émissions de CO2. 

Pour éviter de nouveaux cas de fraude aux émissions de CO2 (et être en parfait accord avec les politiques environnementales), l’Union Européenne a réclamé en novembre 2018 l’installation d’un logiciel « mouchard ». Intégré sur les véhicules neufs depuis janvier 2020, ce logiciel permet à l’UE (depuis janvier 2021) de s’assurer que les écarts entre les consommations d’homologation et consommations réelles sont faibles voire inexistants. 

Quelles sont les informations transmises par l’OBFCM ?

Rassurez-vous, cette mesure mise en place par l’Union Européenne est là pour protéger les concitoyens. Néanmoins, au-delà de l’émission de particules, les données récoltées pourraient être plus importantes. On imagine d’ailleurs qu’elles seraient capables d’empiéter sur le kilométrage réel du véhicule, l’enregistrement de la vitesse, la consommation réelle du véhicule depuis sa sortie d’usine et bien plus encore. La question reste cependant ouverte : qui pourra accéder à ces données, dans quel cadre et pendant combien de temps ? 

Constructeurs : un contrôle des normes plus sévère

Une chose est sûre, le contrôle mené par les autorités Européennes devra s’étendre à minima jusqu’en 2026. Il s’agit là de supprimer les dérives des constructeurs et de sanctionner ces derniers dans le cas où les normes ne seraient pas respectées. Fraîchement lancé, le système OBFCM devrait permettre à l’Union Européenne de fixer des amendes comprises entre 500 millions et 1 milliard d’euro par constructeur en 2021. Enfin, l’OBFCM permettra aussi à l’Europe d’adapter les nouvelles normes et règlementation qu’elle imposera aux constructeurs dans les prochaines années…  

Automobilistes : un anonymat des données ? 

Sur le papier, les données récoltées par l’OBFCM sont anonymes. Elles ne pourront donc pas être utilisées contre le conducteur (notamment quant au respect de la vie privée). Cependant, il est tout à fait envisageable d’imaginer une utilisation à des fins fiscales et réglementaires telle qu’une taxe à la consommation pour les gros rouleurs…

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